Confinement diaries – Premier épisode

Á l’heure où je vous écris, nous sommes le lundi 23 mars. Il est 9 heures 49. Qu’ai-je fait ce matin ? Je me suis réveillée doucement avec mes deux amours, Myla et Cooper. Je me suis pesée, comme tous les lundis. Puis, j’ai surtout couru vers ma machine Nespresso, à la recherche de ma dose d’énergie pour la journée. J’ai pris mon café et je me suis assise à mon bureau. Je fais la même chose tous les matins, depuis plus d’une semaine maintenant.

Lorsque le Gouvernement Wilmès a annoncé un confinement (quasi) total, je n’étais pas très surprise. Je l’attendais d’ailleurs. Ce virus qui me paraissait si lointain quand il était encore en Chine, a commencé à réellement me faire peur quand j’ai vu son ampleur grandissante de jour en jour dans ce magnifique pays qu’est l’Italie. Et là je me suis dit: we are dans une big shit.

Quelques jours voir semaines avant l’annonce du confinement, j’avais déjà commencé à  prendre mes précautions. Je voyais arriver le truc gros comme une maison. Je me souviens qu’avec ma meilleure amie, à notre cours du soir de Néerlandais, nous nous méfiions de nos camarades et même de la prof. La paranoia nous avait envahi en quelques sortes. À ce moment là , nous en rigolions (mais jaune quand même). Moi qui vois ma grand-mère quasiment tous les deux jours, j’ai du lui annoncer que nos balades et nos séances de lèche-vitrines hebdomadaires allaient devoir s’arrêter net afin de nous préserver toutes les deux. Enfin, surtout elle. J’avais décidé de commencer mon confinement. 

Lorsque le confinement national a été annoncé, je me sentais soulagée. Soulagée car ma grand-mère, de nature très indépendante et rebelle, était obligée de rester chez elle, donc de se protéger du risque de contamination, et soulagée car mes parents allaient faire de même. En fait, j’ai plus peur pour mes proches que pour moi.

Nos journées, nous, on les commence dans la bonne humeur. Même si ce confinement nous met dans la merde financièrement, ainsi que tout le pays, nous avons décidé (inconsciemment peut-être), de l’aborder du bon côté de la chose. Tous les matin, nous sommes particulièrement contents de nous retrouver après de bonnes nuits de sommeil. Plus que lors de notre quotidien normal. C’est sans doute le stress qui s’est évadé pour laisser place au bon vivre.

Notre appartement est petit mais nous avons trouvé des solutions pour que personne n’envahisse l’espace vital de personne. En fait, le mot d’ordre de ce confinement est: ajustement. On s’adapte, on s’ajuste à cette situation qui nous est nouvelle. On trouve toujours de quoi faire chez soi: du tri, de la cuisine, de la patisserie, du nettoyage…

Vous savez, moi, ça me choque tous ces gens qui s’en plaigne de ce confinement. Si vous y pensez, c’est une forme de repos forcé. Il faut prendre ces semaines chez soi comme une opportunité de ne penser qu’à soi et de prendre soin de soi ainsi que de notre espace, notre chez nous. Ca me choque d’autant plus que tous ces gens n’ont pas conscience des dangers de ce virus et de la vitesse à laquelle il se propage. Par ailleurs, il y a des personnes qui n’ont pas la « chance » de pouvoir rester chez eux et de se protéger de cette épidémie. Je pense notamment au corps médical, aux forces de l’ordre, aux personnes qui travaillent dans les supermarchés, aux personnes qui travaillent à la poste, à la banque, aux éboueurs, aux livreurs et bien d’autres..

Et vous savez quoi ? Ces gens qui se plaignent sont ceux que nous retrouvons en masse au Bois de la Cambre, au parc du Cinquantenaire, au parc de Forest… Avons nous les mêmes accès aux infos ? Avons-nous la même Première ministre, celle qui nous a imposé le confinement ? Je ne sais pas, j’en doute. À travers cette mesure, certes drastique, nous sommes obligés d’être solidaires. Tous ces gens qui agissent égoïstement seront la cause de la longue vie de ce virus. J’ai les nerfs qui montent rien qu’en écrivant ces lignes.

Lorsque je sors en balade avec mes chiens (dans mon quartier bien sur, il n’est pas question de prendre ma voiture pour aller je ne sais où), je n’ai pas l’impression d’être en période de crise mondiale. Il y a plein de gens dans la rue. Permettez-moi de me remémorer les consignes de Sophie Wilmès: elle nous disait que nous pouvions nous aérer l’esprit seul ou accompagné d’un membre de notre foyer ou encore d’un ami, avec 1 mètre 50 de distance entre chaque personne. Mais ce n’est pas ce que je vois moi, dans mon quartier. Je vois des familles entières se balader et sans cette fameuse distance de sécurité. Donc je ne comprends vraiment pas…

Je terminerai ce premier Confinement diraries sur une note positive (car c’est comme ça que nous devons aborder les choses). Je pense que nous devons tous nous serrer les coudes car nous sommes tous dans la même merde. Cette épidémie nous prouve encore une fois que personne n’est supérieur aux autres. Tout le monde est susceptible d’être touché. C’est le moment de marcher tous ensemble afin de vaincre cette crise sanitaire mortelle. Continuons à applaudir le corps médical tous les soirs à 20 heures, continuons à nous protéger, continuons à essayer d’apprécier ce confinement de toutes les manières possibles… Mais surtout, continuons à être heureux, quoi qu’il arrive, car c’est ce que cette épidémie nous enseigne comme leçon de vie. #StayHome #StaySafe

Monica Mks

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